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L'origine de Vérole


On écrivait autrefois variole, ce qui était plus conforme à l'étymologie latine ; cette dénomination commence à reprendre faveur.


La petite-vérole inconnue dans l'antiquité

Il paraît que la petite-vérole était inconnue aux anciens. Hippocrate, Galien, ne prescrivent ni l'un ni l'autre de règles pour le traitement de cette maladie. Dans les descriptions de tant de personnages de l'antiquité, il ne s'en trouve pas un qui soit caractérisé par des marques de la petite-vérole au visage. Les Romains paraissent également avoir ignoré cette maladie, à moins que leurs médecins n'aient regardé ces éruptions comme un vice accessoire à la fièvre, et qu'ils ne les aient confondues avec d'autres fièvres éruptives dont ils nous parlent.


Une maladie certainement d'origine éthiopienne

On croit que cette maladie est originaire d'Ethiopie, et qu'elle parut pour la première fois en Arabie, en 572. On conjecture que c'est là que la prirent les Sarrasins, qui ensuite la portèrent chez les Orientaux, d'où elle se propagea à la Chine et jusque sur les confins de l'Asie. C'est vers le Xe siècle, dit-on, que nos pères allèrent en Asie chercher cette active contagion.
D'autres auteurs font remonter son introduction en Europe, avant les croisades ; ils pensent que la petite-vérole traversa la Méditerranée, et nous fut apportée, dès le VIIIe siècle, au temps de la conquête des Espagnes par les Maures. Les Hollandais la portèrent aux Indes et chez les Hottentots, lorsqu'ils conquirent le Cap de Bonne-Espérance en 1648.
Des missionnaires danois firent ce triste présent aux Groenlandais eu 1733. Les Russes l'ont portée jusqu'aux extrémités de leurs vastes possessions, où elle exerça de terribles ravages. Christophe Colomb l'a transportée au Nouveau-Monde ; mais ce qu'il en a rapporté en échange est mille fois plus affreux. L'inoculation, puis la vaccine, ont arrêté les ravages de la petite-vérole.

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