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L'origine de Vestales


Ces prêtresses, dont l'ordre venait originairement d'Albe, furent établies à Rome par Numa Pompilius ; ce législateur n'en avait d'abord institué que quatre ; Servius Tullius, suivant Plutarque, ou Tarquin l'ancien, selon Valère Maxime et Denys d'Halicarnasse, en ajouta deux.


Le châtiment des Vestales

L'occupation la plus importante des vestales était la garde du feu sacré allumé en l'honneur de la déesse Vesta. Ce feu devait être entretenu jour et nuit ; la superstition avait attaché les conséquences les plus terribles à son extinction, et la vestale qui l'avait occasionnée par sa négligence, était punie du fouet par le souverain pontife.
Les vestales qui avaient violé le vœu de virginité recevaient un châtiment bien plus sévère que celles qui avaient laissé éteindre le feu sacré. Numa les condamna à être lapidées ; Festus rapporte une autre loi postérieure qui ordonnait qu'on leur tranchât la tête ; on croit que Tarquin l'ancien est le premier qui établit l'usage de les enterrer toutes vives ; du moins c'est sous son règne que ce supplice a eu lieu pour la première fois, et ce supplice a été depuis la punition ordinaire des vestales infidèles à leur vœu.


Le sacerdoce des Vestales

Les vestales se consacraient pour trente ans au service de la déesse ; elles n'y étaient admises que de six à dix ans, et il fallait qu'elles n'eussent aucun défaut corporel. Les dix premières années étaient pour elles une espèce de noviciat, pendant lequel elles apprenaient les sacrés mystères. Les dix suivantes elles en faisaient les fonctions, et les dix dernières elles en instruisaient les novices. Ce nombre d'années expiré, elles avaient la liberté de renoncer au sacerdoce, d'en dépouiller toutes les marques, et même de se marier.
Ces prêtresses jouissaient de distinctions, d'honneurs et de privilèges considérables : elles avaient droit de tester du vivant de leur père et de disposer de tout ce qui les regardait sans l'entremise d'un curateur ; car chez les Romains les femmes étaient toujours en tutelle.
Il était défendu de leur faire prêter serment ; on les croyait en justice sur leur simple parole. Quand elles sortaient en public un licteur portait devant elles des faisceaux. Si en passant dans les rues une vestale rencontrait par hasard quelque criminel qu'on menât au supplice elle lui sauvait la vie. Elles avaient un rang distingué et une place d'honneur dans le cirque et dans les autres spectacles. Elles étaient nourries et entretenues aux dépens du public.


La fin de l'ordre des vestales

L'ordre des vestales dura environ onze cents ans. Il se maintint longtemps dans un état de lustre et de splendeur. Du temps des empereurs il était à son plus haut degré d'élévation, il subsista quelque temps encore sous les princes chrétiens, et paraît n'a voir été aboli qu'en 389, lorsque Théodose fit fermer tous les temples des faux dieux.

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