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L'origine de Violon



Déjà connu au temps des croisades

L'origine de cet instrument, probablement inconnu aux anciens, puisqu'il paraît que ce que les antiquaires ont pris pour des violons, dans des tableaux ou sur des statues, n'étaient autre chose que des lyres, remonte aux premiers temps de la monarchie française.
Ce qu'il y a de certain c'est que le violon était connu au temps des croisades. On trouve dans la Bibliothèque royale de Paris un manuscrit de chansons du roi de Navarre, comte de Champagne, où ce prince est représenté jouant d'un instrument qui a la forme de notre violon : les dames s'accompagnaient elles-mêmes avec cet instrument, et l'on en voit plusieurs représentations sur divers monuments.


Le violon à trois cordes

Pendant longtemps on ne mit que trois cordes au violon, qu'alors on nommait rebec. On ignore l'époque précise à laquelle la quatrième corde fut invariablement ajoutée. Laborde pense que ce fut dans le XVIe siècle. Il se fonde sur ce que les meilleurs violons que nous ayons sont encore ceux que Charles IX, roi de France, fit faire à Crémone par le fameux Amati, et que ce sont encore les plus beaux modèles possibles.


Les virtuoses

Le premier qui a débrouillé l'art très difficile de jouer du violon est un musicien nommé Jean-Marie Leclair, né à Lyon en 1697 ; il a fait apercevoir dans cet instrument des beautés inconnues jusqu'alors. Mais il y a loin sans doute des succès de cet artiste à ceux qu'ont obtenus au XIXe siècle les Mestrino, les Pugmani, les Viotti ; aux chants nobles et gracieux que font entendre les Rode, les Lafont, les Bériot ; au jeu mâle et hardi des Kreutzer, des Baillot, des Habeneck ; en un mot à la méthode pure et brillante de la plupart des jeunes violonistes formés à l'école de ces grands maîtres.
En énumérant les principaux virtuoses de cette époque, pourrions-nous, sans injustice, ne pas nommer l'incomparable Paganini, dont le sublime talent sur le violon a acquis, en Europe, une si grande et si juste renommée ? Aucun artiste n'est parvenu comme lui à faire une aussi heureuse alliance des sons harmoniques et des sons naturels dans les mouvements les plus rapides, à s'accompagner de manière à faire entendre très distinctement trois parties à la fois ; à rendre avec plus d'expression et de sensibilité la belle et touchante prière de l'opéra de Moïse.

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