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L'origine de Gobelin



Les teinturiers de Gobelin

Dès le XIVe siècle, dans le faubourg Saint-Marcel et sur la rivière de Bièvre, dont l'eau était, disait-on, très propre à la teinture, il existait des drapiers et teinturiers en laine. Un de ces teinturiers, nommé Jean Gobelin, y demeurait en 1450. Philibert, son fils, et Denise Lebret, son épouse, continuèrent la profession de leur père et accrurent sa fortune. Leurs successeurs travaillèrent avec le même succès, et donnèrent de la célébrité au nom de Gobelin, que le public appliqua au quartier où se trouvait leur établissement, et même à la rivière de Bièvre qui le traversait.


La fabrique de tapisserie de haute-lice

Aux Gobelin succédèrent les sieurs Canaye, qui ne se bornèrent pas à teindre des laines en écarlate, mais qui commencèrent, à ce qu'il paraît, à fabriquer des tapisseries de haute-lice. Les Canaye furent, vers l'an 1655, remplacés dans cette fabrique par un Hollandais appelé Glucq, et par un ouvrier nommé Jean Liansen, qui excellait sur tous les autres.
La beauté des ouvrages qui sortaient de cette fabrique attira l'attention de Colbert. Ce ministre ayant donc résolu de la mettre sous la protection spéciale du roi, et de l'employer uniquement à son service, fit, en 1667, rendre un édit qui procura un état stable à cet établissement, dont le célèbre Lebrun, premier peintre du roi, eut la direction. (Histoire de Paris, par Dulaure)

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