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L'origine de Hambourg


Cette ville, fondée par Charlemagne, commença en 1241, avec celle de Lübeck, la société qui donna le nom de villes anséatiques à quelques villes d'Allemagne unies entre elles par le commerce.


L'étymologie du mot Anséatique

Plusieurs souverains accordèrent des privilèges à cette société, dans la vue d'en attirer chez eux le commerce. C'est l'objet des lettres patentes données par Louis XI et Charles VIII, en 1464, 1483 et 1489, aux Osterlins, nom qu'on
donnait aux négociants des villes anséatiques, du mot ost, qui veut dire l'orient, d'où vient ostsée, qui signifie la mer Baltique ; mais il paraît que les auteurs ne sont pas d'accord sur la véritable étymologie de ce mot hanse ou anse, d'où l'adjectif anséatique.
« C'est, dit Peuchet (Dictionnaire universel de Géographie commerçante), une chose remarquable qu'aucun auteur allemand n'ait donné la véritable signification du mot hanse ou anse avant Lambécius, libraire de l'empereur Léopold, qui fit imprimer son traité des Origines de Hambourg en 1706. Cet auteur lui attribue le même sens que celui qui est exprimé dans la charte du roi Jean, pour les villes d'York et de Dunwich, en 1199, c'est-à-dire une société ou corporation unie pour l'intérêt commun de tous et chacun des membres.
Un autre auteur, Werdenhagen, qui a écrit prolixement l'histoire de l'anse teutonique, fait venir l'étymologie de anse de trois mots allemands ou tentons, an, der, sée (sur ou par la mer), se fondant sur ce que les premières villes confédérées étaient maritimes. Mais la charte du roi Jean, de 1199, détruit cette étymologie, car ce prince n'a pu se servir que d'une expression dont le sens était depuis longtemps consacré par l'usage. »
Quelle que soit l'étymologie du mot hanse, on doit fixer l'époque de son origine à la fin du XIe siècle, et celle de son grand accroissement au milieu du XIIIe.


La formation d'une ligue

Les pays voisins des villes qui formèrent cette ligue, étaient alors habités par des peuples dévastateurs et féroces qui infestaient les côtes de la Baltique et rendaient toutes communications de commerce impraticables dans le Nord. Les villes de Hambourg et de Lübeck furent les premières à s'unir pour repousser les brigands. Elles trouvèrent tant d'avantages dans cette union, que d'autres villes s'empressèrent d'entrer dans la confédération, et bientôt quatre-vingts cités des plus considérables, dispersées dans cette grande étendue de pays qui, du fond de la mer Baltique, aboutit au Rhin vers Cologne, se réunirent pour former cette ligue protectrice du commerce et de la navigation.
L'union tenait, tous les dix ans, une assemblée générale de toutes les villes confédérées ; on y renouvelait l'association, on y admettait de nouvelles villes, ou l'on en excluait celles qui avaient manqué aux lois de la communauté. L'assemblée de 1284 fut une des plus solennelles, et celle où se trouva le plus grand nombre, de villes, qui renouvelèrent la confédération.


La montée en puissance villes hanséatiques

Elles étaient divisées en quatre classes, présidées chacune par une ville principale. A la tête de la première et de toute l'union, se trouvait Lübeck, qui jouissait du privilège d'avoir sous sa garde le trésor et les archives de toutes les autres ; on y tenait aussi les assemblées générales. Les trois autres principales villes étaient Cologne, Brunswick et Dantzick.
Ces villes, confédérées pour leur commerce, obtinrent, dit J. Peuchet, de grands privilèges dans les états voisins, soutinrent la guerre avec succès contre plusieurs princes, et acquirent un pouvoir considérable. Elles inspirèrent de la jalousie aux nations commerçantes ; les rois Prusse, de Suède, les princes l'Empire, les affaiblirent par pertes qu'ils leur firent éprouver ; enfin quelques villes se séparèrent de l'union, et de cette confédération vraiment grande et par son objet et par ses moyens, il ne restait plus au XIXe siècle que Lübeck, Hambourg et Brême.

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