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L'origine de Lune



Les phases de la lune

Les premiers peuples du monde mesuraient le temps par les phases de la lune ; c'était à l'une d'elles que se réunissaient les familles des enfants de Noé les plus dispersées dans les plaines de Sennaar.
Pour découvrir la lune, on s'assemblait le soir sur les hauteurs, et, quand on en avait aperçu le croissant, on célébrait le sacrifice du nouveau mois, qui était toujours suivi de repas et de fêtes. Les nouvelles lunes qui concouraient avec le renouvellement des quatre saisons, et auxquelles on a substitué nos quatre temps, étaient les plus solennelles.
La Grèce fut redevable à Méton, qui vivait environ 430 ans avant Jésus-Christ, de la connaissance exacte du mouvement de la lune, ou de la durée de ses révolutions.


Les interrogations sur sa faible lumière

Les anciens ne s'accordèrent pas sur les causes de la faible lumière qui accompagne le croissant de la lune, et qui est répandue sur le reste du disque. Les uns l'attribuaient à la lune même ou transparente ou phosphorique ; Tycho-Bralié, à la lumière de Venus ; d'autres aux étoiles fixes. Moestlinus découvrit le premier ce qui produit celle lumière cendrée : l'explication qu'il en donna fut adoptée par Galilée, et elle a toujours été regardée depuis comme une vérité incontestable.


Le culte de la lune

Cette planète était, après le soleil, une des principales divinités du paganisme , et, comme elle ne paraît que la nuit, on en craignait les influences. De la vinrent les conjurations des femmes de Crotone, des magiciennes de Thessalie, et toutes les autres superstitions de ce genre.
La lune fut révérée dans la Germanie, dans la Saxe, dans la Grande-Bretagne. Son culte ne fut pas moins répandu dans les Gaules ; il y avait même un oracle de la lune dans l'île de Saïn, située sur la côte méridionale de la Basse-Bretagne, et c'étaient des druidesses qui le desservaient.


Les découvertes scientifiques sur la lune

Vers le commencement du XVIIe siècle, Galilée, en observant la lune avec des télescopes, y découvrit le premier des montagnes et les ombres de ces montagnes. Il publia sa découverte en 1610, dans un ouvrage intitulé Nuncius sydereus. « Dans une éclipse totale du soleil, on remarque, dit M. de La place (Exposition du système du monde), une couronne d'une lumière pâle, et qui probablement, est l'atmosphère même du soleil, car son étendue ne peut convenir à celle de la lune. »
Quant à l'influence prétendue de la lune sur la pluie, le beau temps et la gelée, c'est une erreur populaire qui passe d'âge en âge ; et que la saine physique n'a pu totalement déraciner.

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