Accueil > Les origines commençant par R > L'origine de radeau

L'origine de Radeau



Connu depuis l'antiquité

L'usage de cet assemblage de pièces de bois, dont on se sert au lieu de bateaux pour passer les fossés, et quelquefois pour aller attaquer le mineur au pied d'une muraille, fut connu des anciens peuples. Annihal fit passer le Rhône à ses éléphants sur des radeaux ; et, selon Tite-Live, une partie de son infanterie passa le même fleuve à la nage sur des peaux de boucs enflées. Alexandre se servit du même moyen au passage de l'Hydaspe et de l'Acésine.
Charles XII ne passa jamais les rivières que sur des radeaux ; et ils étaient construits avec un tel art, que les soldats étaient rangés dessus en bataille sur dix de profondeur, et même avec du canon.


Le radeau plongeur

Cette machine, pour laquelle M. Thilorier a obtenu, en 1817, un brevet d'invention de quinze années, est le résultat d'une idée aussi simple que féconde ; car à l'aide de son procédé, qui est très peu dispendieux, le courant d'une rivière, fût-il même très lent, devient un moteur puissant applicable non seulement au remontage des bateaux, mais encore à tous les besoins des arts, au moyen de la conversion toujours facile d'un mouvement de va-et-vient en un mouvement de rotation. La vitesse avec laquelle les radeaux plongeurs remontent les plus forts bateaux est égale au tiers environ de la vitesse moyenne du courant ; de sorte que plus le courant est rapide, plus le remontage est accéléré. Deux hommes suffisent pour manœuvrer un radeau assez puissant pour remonter quinze, dix-huit et jusqu'à vingt-un bateaux à la fois.
Une commission, composée de MM. Tarbé, Gillet de Laumond, Pajot des Charmes, Régnier, Gaillard et Senainville, en a rendu le compte le plus avantageux après une expérience faite sur la Seine. L'espace que le bateau devait parcourir était d'environ 1600 mètres. Le radeau aurait pu faire en descendant le même trajet que le bateau en remontant ; mais, à cause de la difficulté du passage d'un aussi grand radeau sous les ponts, M. Thilorier a imaginé de diviser la longueur totale à parcourir en un certain nombre de stations calculées de manière que le radeau n'eût pas besoin de dépasser l'espace compris entre l'île Saint-Louis et le pont Notre-Dame. Le trajet a été fait en deux heures moins un quart, y compris plus d'une heure perdue pour quatre stations. (Société d'encouragement, tome XVI)

Autres origines :