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L'origine de Démon



Les génies issus des livres saints

La première idée des démons est venue des livres saints ; elle s'est ensuite répandue en Chaldée, d'où elle s'est communiquée aux Perses, aux Égyptiens et aux Grecs. On appelait génie le Dieu de la nature, c'est-à-dire celui qui produit tout.
Ce mot est dérivé du verbe geno, dont se sert quelquefois Lucrèce, par exemple, vers 130, pour gigno, j'engendre, parce que le principe qu'il désigne veille à la création, ou bien parce qu'une fois créés il nous prend sous sa protection ; car les anciens croyaient que chaque homme avait son génie particulier pour le protéger et surveiller ses actions.
Aussi Apulée le nomme censor singularis, prœfectus, speculator domesticus, inseparabilis testis, malorum improbator, bonorum probator ; de là cette phrase, tromper son génie, c'est-à-dire être en contradiction avec le vœu de la nature.


Le culte du génie

Les anciens admettaient encore deux autres génies, l'un qui nous porte au bien, l'autre qui nous pousse au mal ; d'autres génies, appelés mânes, étaient supposés accompagner l'homme au tombeau.
Souvent on honorait le génie sous la forme d'un serpent, quelquefois sous les traits d'un jeune homme ; on lui prêtait encore les rides de la vieillesse. A l'anniversaire de la naissance, on offrait au génie tutélaire de l'encens, du vin, des parfums, etc. On ne pensait pas que le sang des victimes pût être agréable à l'auteur de la vie ; quelquefois cependant on immolait un porc au génie comme pour l'inviter au repas de famille.


Le démon : le génie du bien

Les Grecs appelaient démon le génie du bien ; on lui faisait une libation à la fin du repas. Sous les noms de pénates, de dieux lares, les démons veillaient aux soins du ménage. Virgile nous représente Énée offrant des sacrifices aux différents génies.

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