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L'origine de Dot



Depuis la plus haute antiquité

L'origine des dots se perd dans l'antiquité la plus reculée. Chez les Hébreux, les hommes qui se mariaient étaient obligés de constituer une dot aux filles qu'ils épousaient, ou bien à leurs pères. Jacob servit quatorze ans Laban, pour obtenir Rachel et Lia ses filles. Sichem, demandant en mariage Dina, fille de Jacob, promet à ses parents de lui donner tout ce qu'ils demanderont pour elle. David, en se choisissant un gendre, donna la dot que désirait Saül. C'est encore une loi observée chez les Juifs, que le mari doit doter sa femme. Lycurgue, législateur des Lacédémoniens, établit la même loi. Solon, suivant Plutarque, défendit de donner aucune dot aux filles, afin que leurs vertus et leurs charmes pussent compter pour quelque chose dans la recherche que les hommes en feraient.
Chez les Romains, l'usage était que les hommes reçussent des dots de leurs épouses.


L'usage de la dot dans les Gaules

César, en parlant de ce qui s'observait de son temps chez les Gaulois, entre mari et femme pour leurs conventions matrimoniales, dit que la femme apportait en dot à son mari une somme d'argent ; que le mari de son côté prenait sur ses biens une somme égale à la dot ; que les deux sommes étaient mises en commun ; que l'on en conservait les profits, et que le tout appartenait au survivant des conjoints.
Lorsque les Francs eurent fait la conquête des Gaules, ils laissèrent aux Gaulois la liberté de vivre suivant leurs anciennes coutumes ; pour eux, ils retinrent celles des Germains, dont ils tiraient leur origine : ils étaient donc dans l'usage d'acheter leurs femmes, tant veuves que filles, et le prix appartenait aux parents, et à leur défaut au roi, suivant le titre 46 de la loi salique. Les femmes donnaient à leurs maris quelques armes, mais elles ne leur donnaient ni terres ni argent, c'était au contraire les maris qui les dotaient. Tel fut l'usage observé entre les Francs sous la première et la seconde race de nos rois.

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