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L'origine de Galvanisme



Une découverte du XIXe siècle

« Une des découvertes les plus importantes du XIXe siècle, dit un auteur de ce siècle, est le galvanisme, qui a déjà fait naître une foule d'expériences très curieuses et neuves, et qui exercent la sagacité des physiciens. »
L'électricité galvanique nous offre à la fois une scène nouvelle et des régions dont personne n'osait encore calculer l'étendue. Le plus puissant des agents que la nature emploie dans ses opérations à la surface de notre globe était donc resté caché jusqu'au XIXe siècle. La simple juxtaposition, non pas même de deux métaux, mais de deux corps, différents, quels qu'ils soient, altère l'équilibre de l'électricité, et cette altération peut produire les mouvements les plus violents dans l'économie animale.
C'est Galvani, professeur de médecine à Bologne, qui a découvert l'action de cette électricité. M. Volta a démontré son origine et sa nature, et a enseigné à la renforcer indéfiniment. MM. Rietter, Nicholson et surtout M. Davy, ont reconnu et constaté sa puissance chimique. Les premières expériences faites en France sur cette découverte eurent lieu en l'an V (fin du XVIIIe siècle).


Les travaux menant à la découverte du galvanisme

Dans un ouvrage intitulé : Manuel du Galvanisme, M. J. Izarn remarque que Fulger est le premier qui, en 1767, ait indiqué le contact de deux métaux, argent et zinc, sur la langue, comme un moyen facile d'obtenir la saveur appelée depuis galvanique. Cotugno, professeur à Naples, rendit compte, vingt ans après, d'une commotion électrique occasionée par le simple contact d'un scalpel au nerf diaphragmatique d'une souris que disséquait un de ses élèves. Vassali s'occupa de quelques expériences relatives à ce fait, et les publia en 1789. Galvani donna la plus grande impulsion à cette science par les_expériences nombreuses et variées qu'il fit sur la grenouille, qui est éminemment sensible à l'influence de l'agent électrique.
Le hasard découvrit à Galvani la puissance de ce fluide. Ce professeur disséquait un jour une grenouille, tandis que quelqu'un, occupé, dans la même chambre, d'expériences électriques, tirait les étincelles du conducteur. Les muscles de la grenouille, mis à nu, donnaient des signes sensibles de mouvement, toutes les fois que les nerfs étaient en contact avec le scalpel qui faisait alors l'office d'un conducteur métallique. Il varia ses expériences, dépouille une grenouille, mit à découvert les nerfs qui descendent de l'épine du dos dans les jambes, appelés nerfs cruraux ou sciatiques, les enveloppa d'une feuille d'étain, appliqua l'une des deux extrémités d'un compas ou d'une paire de ciseaux sur la feuille d'étain, et toucha de l'autre un point de la surface de la jambe ou de la cuisse de la grenouille.
Chaque attouchement excitait des mouvements convulsifs dans les muscles, qui demeuraient immobiles lorsqu'on les touchait sans communiquer avec la feuille d'étain qui enveloppait les nerfs. Remarquez que le même effet a lieu sur une grenouille morte, décapitée, ou même réduite à sa moitié inférieure.


L'application du galvanisme dans la marine

En 1825, M. Davy, en Angleterre, a fait une application nouvelle du galvanisme qui peut passer pour une découverte fort importante. On sait que les vaisseaux destinés aux voyages de long cours sont doublés en cuivre et, que ce métal est assez promptement altéré par la mer. M. Davy a proposé de fixer une masse de fer mise en contact avec le cuivre, de manière à empêcher l'interposition d'autre corps entre les métaux. Il évalue la masse de fer au vingtième de la quantité de cuivre employé au doublage. Les phénomènes galvaniques qui se développent, empêchent le cuivre de s'oxyder et de se détruire aussi promptement. Déjà un vaisseau ainsi doublé a fait plusieurs voyages fort longs, et à son retour la doublure ne paraissait pas avoir souffert. Cette découverte offrit un immense avantage pour la marine.

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