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L'origine de Gaule



Un vaste territoire

On comprenait anciennement sous le nom Gaule, dit d'Anville, tout le pays qui s'étend entre le golfe de Venise, la rivière de Rubicon ou Pisatella, la mer Méditerranée, les Pyrénées, l'Océan, et le Rhin. On voit que dans ces limites se trouvent renfermées, au-delà des Alpes, une grande partie de l'Italie, et, en-deçà, presque toutes les provinces des Pays-Bas, une partie des électorats de Mayence, de Trèves, de Cologne, du Palatinat, les Suisses, etc.
Jules-César divisa les Gaules en deux parties, en Gaule Cisalpine ou citérieure, par rapport aux Romains, et en Gaule Transalpine ou ultérieure.


La Gaule Cisalpine

La Gaule Cisalpine, ou citérieure, s'étendait depuis le golfe de Venise et la rivière de Rubicon jusqu'aux Alpes. C'est à peu près ce qu'on appela dans la suite la Lombardie.


La Gaule Transalpine

La Gaule Transalpine, ou ultérieure, fut divisée en Gaule Comata, c'est-à-dire chevelue, et en Gaule Bracchata, c'est-à-dire porte-braie. Cette dernière formait en grande partie la province Romaine, ou Gaule Narbonnaise, bornée par les Alpes et le Var, qui la séparaient de l'Italie, et par le Rhône, la Gaule libre et la Méditerranée.
La Gaule chevelue était divisée en trois contrées :

  • La gaule celtique : elle était comprise entre la Seine, l'Océan, la Garonne et la province Narbonnaise. C'était la plus considérable portion des Gaules ; aussi avait-elle conservé l'ancien nom de toute la région.
  • La Gaule belgique : elle prenait son nom de ses peuples, nommés Belges, Belgœ, qui le tiraient eux-mêmes du mot celtique beldgen, que l'on rend en français par celui de champagne, terrain uni, plaine, etc. Cette partie était comprise entre le Rhin, qui la séparait à l'orient des Germains ; l'océan au nord et à l'occident, et la Gaule celtique au midi.
  • La Gaule aquitanique : elle prenait son nom des Gaulois aquitains, était fort resserrée entre la Garonne, l'Océan, les Pyrénées et la province Narbonnaise.

L'invasion des Romains et des Francs

Ces peuples gaulois formaient alors chacun un petit état particulier avec une espèce de gouvernement qui lui était propre ; ils étaient unis par des alliances et des confédérations mutuelles, à l'exception toutefois de quelques uns des plus considérables, tels que les Ædui, les Sequani et les Arverni, qui, pour se disputer la primauté dans les assemblées générales de la nation, avaient fait des alliances particulières, les uns avec les Romains, les autres avec les Germains.
C'est cette désunion, fomentée adroitement par les Romains, qui facilita à ceux-ci la conquête de cette vaste région. Les Romains ne furent pas toujours paisibles possesseurs de ce pays, dont la conquête avait coûté neuf ans à Jules-César.
Enfin, sous l'empereur Honorius, vers l'an 420, plusieurs peuples de la Germanie, connus sous le nom de Francs, vinrent à bout, après plusieurs tentatives qui d'abord avaient été infructueuses, de se former des établissements solides dans les Gaules, et y jetèrent les fondements de l'empire français.

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