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L'origine de Gaulois



Un nom attribué par les Romains

On n'est point d'accord sur l'origine et la signification de ce nom, Galli, dont nous avons fait Gaulois, que les Romains ne donnaient qu'aux peuples dont le pays était placé entre les Alpes, les monts Pyrénées, le Rhin, la mer d'Allemagne, celle de Bretagne, l'Océan aquitanique et la mer Méditerranée. Ces peuples, qui entre eux s'appelaient Celtes, reçurent des Romains le nom de Gaulois.


Les mœurs des Gaulois

Nous ne sommes pas beaucoup plus instruits sur les mœurs, la religion, le gouvernement de l'ancienne Gaule ; le peu que nous savons à cet égard, nous le devons aux historiens romains.
Il est constant que, du temps de César, les Gaulois étaient encore plongés dans une profonde barbarie. Ils immolaient à leurs divinités des victimes humaines, persuadés qu'on ne pouvait obtenir des dieux la vie d'un homme que par la mort d'un autre. Ils avaient des sacrifices publics de ce genre, dont les druides, qui gouvernaient la nation, étaient les ministres. Ces sacrificateurs brûlaient des hommes dans de grandes et hideuses statues d'osier faites exprès. Les druidesses plongeaient des couteaux dans le cœur des prisonniers, et jugeaient de l'avenir par la manière dont le sang coulait : de grandes pierres un peu creuses, qu'on a trouvées sur les confins de la Germanie et de la Gaule, sont, à ce qu'on prétend, les autels où l'on faisait ces sacrifices.
Les Gaulois comptaient par nuits et non par jours, et ils réglaient le temps par le cours de la lune.


La langue des Gaulois

« Une preuve manifeste, dit Latour-d'Auvergne, dans ses Origines gauloises, que les Gaulois avaient une langue particulière, différente de celle des Grecs (quoiqu'ils se servissent, en écrivant, des mêmes caractères que ces derniers), est que César, qui entendait parfaitement le grec, fut obligé de se servir d'un interprète dans la conférence qu'il eut avec le perfide Divitiac, druide et tétrarque des Eduens de la Gaule celtique.
Dans une autre occasion, voulant faire parvenir à Quintus-Cicéron, resserré dans son camp par les Gaulois, une lettre dont l'ennemi ne pût comprendre le sens, s'il venait à s'en saisir, César prit le parti de l'écrire en grec, précaution qui eût été inutile si le grec avait été une langue familière aux Gaulois. »

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