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L'origine de Grec



Le grec ancien

La langue grecque, ou grec ancien, est la langue que parlaient les anciens Grecs, telle qu'on la trouve dans les ouvrages de leurs auteurs, Platon, Aristote, Socrate, Démosthène, Thucydide, Xénophon, Homère, Hésiode, Sophocle, Euripide, etc.
La tangue grecque s'est conservée plus longtemps qu'aucune autre, malgré les révolutions qui sont arrivées dans le pays des peuples qui la parlaient. Elle a été cependant altérée peu à peu, depuis que le siège de l'empire romain eût été transféré à Constantinople, dans le IVe siècle. Ces changements ne regardaient point d'abord l'analyse de la langue, la construction, les inflexions des mots ; ce n'était que de nouveaux mots qu'elle acquérait en prenant des noms de dignités, d'offices, d'emploi, etc. Mais dans la suite les incursions des barbares, et surtout l'invasion des Turcs, y ont causé des changements plus considérables. Cependant il y a encore à plusieurs égards beaucoup de ressemblance entre le grec moderne et l'ancien.
On a conservé dans les langues vivantes quantité de mots grecs propres aux arts ; et quand on a voulu donner des noms aux nouvelles inventions, aux instruments, aux machines, on a souvent eu recours au grec, pour trouver dans cette langue des mots faciles à composer qui exprimassent l'usage ou l'effet de ces nouvelles inventions. C'est ainsi qu'ont été formés les noms d'acoustique, d'aréomètre, de baromètre, de thermomètre, de logarithme, de télescope, de microscope, de télégraphe, de lithographie, de cosmorama, de panorama, etc.


Le grec vulgaire ou moderne

C'est la langue qu'on parle aujourd'hui en Grèce. On a écrit peu de livres en grec vulgaire depuis la prise de Constantinople par les Turcs ; ceux que l'on voit ne sont guère que des catéchismes, et quelques livres semblables qui ont été composés ou traduits en grec vulgaire par les missionnaires latins.
Les Grecs naturels, avant l'heureuse révolution qu'ils viennent d'opérer, parlaient leur langue sans la cultiver : la misère où les réduisait la domination des Turcs les rendait ignorants par nécessité.
Soit par principe de religion ou de barbarie, les Turcs ont détruit les monuments de l'ancienne Grèce, et méprisé l'étude du grec qui pouvait les polir, et rendre leur empire florissant ; bien différents en cela des Romains, ces anciens conquérants de la Grèce, qui s'appliquèrent à en apprendre la langue, après qu'ils en eurent fait la conquête, pour puiser la politesse et le bon goût dans les arts et dans les sciences que les vaincus cultivaient avec tant d'avantage.


Les grecs modernes

Les grecs modernes, considérés par rapport à la religion, sont des chrétiens schismatiques, qui ont été longtemps soumis à la domination du grand-seigneur, dont ils se sont affranchis par la suite ; ils sont répandus dans la Grèce, les îles de l'Archipel, à Constantinople et dans l'Orient, où ils ont le libre exercice de leur religion.
L'église de Constantinople commença à se séparer de l'église romaine dans le IXe siècle, sous le patriarche Photius et sous l'empire de Michel III, surnommé le Buveur ou l'Ivrogne ; et cette division fut consommée dans le XIe siècle, par le patriarche Michel Cerularins.
Ce fut en vain que, dans le XIIIe et le XVe siècle, les conciles de Lyon et de Florence essayèrent de la faire cesser. La plupart des Grecs sont donc devenus schismatiques ; ils ne reconnaissent point l'autorité du pape ; ils prétendent que le Saint-Esprit ne procède pas du Fils, et néanmoins ils administrent le baptême au nom des trois personnes de la Trinité. Ils consacrent avec du pain levé, et donnent la communion sous les deux espèces. Quoiqu'ils rejettent le purgatoire, ils prient pour les morts. Ils traitent d'hérétiques ceux qui ne font pas le signe de la croix comme eux, c'est-à-dire en portant premièrement la main à droite, puis à gauche, parce que, disent-ils, Jésus-Christ donna sa main droite la première pour être crucifié. Ils ne se servent ni de musique, ni de cloches dans les églises, et tiennent les femmes séparées des hommes par des treillis.
On compte parmi les Grecs modernes plusieurs sociétés ou sectes chrétiennes répandues en Orient, et qui ont leurs évêques et leurs patriarches particuliers ; comme les maronites ou chrétiens du mont Liban, les arméniens, les géorgiens, les jacobites, les nestoriens, les cophtes, etc.

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