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L'origine de Lait



Un aliment essentiel

Dans les sacrifices, les anciens faisaient de fréquentes libations de lait. Les moissonneurs en offraient à Cérès, les bergers à Pales, et dans un quartier de Rome, nommé pour cela Victus Sobrius, on offrait à Mercure du lait au lieu de vin.
« De tous les produits d'une ferme, le lait, dit M. Chaptal, est un de ceux qui concourent le plus puissamment à la prospérité de l'établissement. Non-seulement il forme par lui-même et par les principes qu'on en retire un des principaux aliments de la famille, mais la vente d'une partie des produits fournit encore une recette journalière qui permet de pourvoir a presque tous les besoins de l'intérieur du ménage. »


La découverte de la composition chimique du lait

Les recherches que Fourcroy et Pauquelin ont faites sur le lait sont tellement simples et si exactes, que l'on peut regarder comme une véritable découverte le résultat de leurs observations. L'acide qui se développe dans cette liqueur, que l'on regardait comme d'une nature particulière, n'est, suivant ces deux célèbres chimistes, que l'acide du vinaigre modifié par quelques substances animales, et quelques sels qu'il tient en dissolution. Ils ajoutent que le lait est une liqueur mixte, formée de beaucoup d'eau et de deux genres de matières ; les premières qui sont le sucre, le mucilage, le muriate et le sulfate de potasse, et l'acide acétique, sont ici dans un état de dissolution complète ; les secondes sont la matière du fromage, celle du beurre, et les phosphates de fer, de chaux et de magnésie : elles sont simplement suspendues dans le liquide.


Le lait d'ânesse

Ce lait n'est en réputation en France que depuis le règne de François Ier ; et voici comment on l'y a connu. Ce monarque se trouvait très faible et très incommode : les médecins ne purent le rétablir. On parla au roi d'un Juif de Constantinople qui avait la réputation d'être un très habile médecin. François Ier ordonna à son ambassadeur en Turquie de faire venir à Paris ce docteur Israélite, quoi qu'il en pût coûter. Le médecin juif arriva, et n'ordonna pour tout remède que du lait d'ânesse. Ce remède doux réussit très bien au Roi, et tous les courtisans des deux sexes s'empressèrent à suivre le même régime, pour peu qu'ils crussent en avoir besoin. Ce lait se rapproche plus de celui de femme que tout autre.

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