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L'origine de Parjure



Le parjure dans l'antiquité

C'était l'opinion généralement reçue chez les anciens que les lois humaines ne suffisaient pas pour infliger à ce crime la peine qu'il mérité ; et que le ciel, par cette raison, y ajoutait toujours quelque peine surnaturelle. Agamemnon, dans Homère, jure par les furies qui punissent le parjure sous la terre ; et son serment finit par des imprécations contre lui-même, où il souhaite, s'il atteste en vain la religion du serment, que les dieux l'accablent de tous les maux qu'ils réservent à ceux qui se rendent coupables d'un tel crime. Il paraît, par un passage d'Hésiode, que la croyance générale de son siècle était que la peine du parjure s'étendait jusque sur les enfants de celui qui l'avait commis. « Quiconque, dit ce poète, fait sciemment un faux serment, attire sur lui un châtiment inévitable, sa génération après lui tombera dans l'obscurité. »
Dans quelques pays de l'antiquité, la peine légale du parjure était la mort ; ailleurs le témoin parjure était soumis à la même peine qu'aurait subie l'accusé, si la déposition dirigée contre lui eût été vraie. Chez les Romains, la loi distinguait la peine divine, qui était la perdition et la ruine du coupable, de la peine purement humaine, qui était la honte et le déshonneur. Ce crime, au rapport de Strabon, était puni de mort chez les Scythes, et chez les Indiens par l'amputation des doigts. Enfin tout nous montre que les anciens envisageaient le parjure comme un des crimes les plus graves envers Dieu et envers les hommes.


Le parjure en France

En France le parjure a toujours été regardé comme un crime odieux, qui, selon les temps, a été diversement puni : nous voyons même que, suivant les capitulaires de Charlemagne et de Louis-le-Débonnaire, la peine du parjure était d'avoir la main droite coupée. Dans la suite cette peine est devenue arbitraire. Quelquefois on condamnait en une amende honorable, ou, en tout cas, en une amende pécuniaire et une réparation envers la partie. Quand la peine prononcée contre le parjure était légère, eu égard aux circonstances, et qu'elle n'emportait pas infamie de droit, il y avait toujours infamie de fait, qui faisait perdre au parjure la confiance de tous les gens d'honneur et de probité, et l'excluait de toute dignité.

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