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L'origine de Aigle


Cet oiseau a servi d'étendard à plusieurs nations. Les premiers peuples qui l'ont porté en leurs enseignes sont les Perses, selon le témoignage de Xénophon.


Les Romains de l'Antiquité

Les Romains, après avoir porté diverses autres enseignes, s'arrêtèrent enfin à l'aigle, au second consulat de Marius : avant cette époque, ils portaient indifféremment des aigles, des loups et des léopards, suivant la fantaisie de leurs chefs.
Plusieurs savants soutiennent que les Romains empruntèrent l'aigle de Jupiter, à qui il avait été consacré, parce que cet oiseau le nourrit d'ambroisie pendant son enfance et lorsqu'il était caché dans l'île de Crète. D'autres disent qu'ils le tiennent des Toscans, d'autres enfin, des habitants de l'Épire.
Les aigles romaines n'étaient point des aigles peints sur des drapeaux ; c'étaient des figures en relief d'or ou d'argent, au haut d'une pique ; ils avaient les ailes étendues, et tenaient quelque fois un foudre dans leurs serres. Au-dessous de l'aigle, on attachait à la pique des boucliers et d'autres fois des couronnes.


L'aigle à deux têtes

Constantin fut, dit-on le premier qui introduisit l'aigle à deux têtes pour montrer que l'empire, bien qu'il parut divisé n'était néanmoins qu'un même corps.
Selon d'autres, ce fut Charlemagne qui reprit l'aigle, comme étant l'enseigne des Romains, et qui y ajouta une seconde tête. Mais cette opinion est détruite par un aigle à deux têtes que J. Lipse a observé dans la colonne Antonine, et parce qu'on ne voit qu'une seule tête dans le sceau de l'empereur Charles IV apposé à la bulle d'or. Ainsi il y a plus d'apparence à la conjecture du P. Menestrier. « De même, dit cet écrivain, que les empereurs d'Orient, quand il y en avait deux sur le trône, marquaient leurs monnaies d'une croix à double traverse que chacun d'eux tenait d'une main, comme étant le symbole des chrétiens, aussi firent-ils la même chose de l'aigle dans leurs enseignes, et au lieu de doubler leurs aigles, ils les joignirent et les représentèrent avec deux têtes : en quoi les empereurs d'Occident suivirent bientôt leur exemple. »


L'aigle blanc

Cet ordre fut institué en 1625 par Uladislas V, lorsqu'il maria son fils Casimir avec la fille du grand duc de Lituanie. Les chevaliers portaient une chaîne d'or, d'où pendait sur l'estomac un aigle d'argent couronné.
Frédéric-Auguste, roi de Pologne, électeur de Saxe, renouvela cet ordre en 1705, afin de s'attacher, par cette distinction, les principaux seigneurs de sa cour, dont plusieurs penchaient pour l'élection du roi Stanislas.
L'insigne de cet ordre est une croix d'argent à huit pointes émaillées de gueules, avec quatre flammes de même aux angles ; au centre de cette croix est un aigle couronné d'argent, ayant sur l'estomac une croix environnée des trophées de l'électorat de Saxe.
Le collier est une chaîne ornée d'aigles couronnés : le tout d'argent ; la croix y est attachée par un chaînon qui joint une couronne royale enrichie de diamants. Les chevaliers portent un ruban bleu sur l'épaule gauche.


L'aigle noir

Ordre de chevalerie de Prusse, institué le 18 janvier 1701 par Frédéric, électeur de Brandebourg, peu après qu'il eut été couronné roi de Prusse. L'insigne de l'ordre est une croix d'or à huit pointes, émaillée d'azur, ayant quatre aigles de sable dans les angles : au centre de cette croix sont les lettres F. R. en chiffre, qui signifient Fredericus rex.
Le collier est fait d'une chaine d'or, soutenant des cercles de même métal, chacun écartelé avec une F et une R, en chaque écartelure, des couronnes électorales sur les cercles extérieurement ; entre ces cercles des aigles de sable ; le tout enrichi de diamants. Les chevaliers portent sur l'épaule gauche un ruban orangé.

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