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L'origine de Fusil



Une arme utilisée à partir du XVIIIe siècle

Cet arme à feu qui a succédé à l'arquebuse et au mousquet n'a commencé à être généralement en usage dans les troupes que vers l'an 1704. Avant cette époque, il n y avait que les grenadiers des bataillons qui en fussent armés à l'exception néanmoins du régiment des fusiliers, créé en 1671, qui fut longtemps attaché au service de l'artillerie. Tous les soldats eurent des fusils à la place des mousquets dont étaient alors armés tous les corps d'infanterie.


Les fusils donnés aux sergents

Un officier, mis à la Bastille pour quelques fredaines de jeunesse, desirait vivement de recouvrer sa liberté ; il écrivait presque chaque jour au lieutenant-général de police, pour l'intéresser à son sort. « Si le roi me permet de sortir, lui disait-il un jour, il en sera récompensé sur-le-champ ; car je suis capable d'ajouter dans un jour vingt mille soldats excellents
aux nombreuses troupes qu'il a maintenant en campagne. » Le lieutenant de police, croyant que cette promesse était un acte de folie de la part du prisonnier, en fit part au roi, dans la persuasion qu'elle pouvait l'amuser un moment. Soit curiosité, soit autre motif, le roi ordonna que le détenu fût mis en liberté ; on le manda aussitôt dans les bureaux de la guerre, et lorsqu'on le pria de s'expliquer sur son étrange promesse, il se contenta d'écrire en marge d'un papier qu'on lui présentait : « Donnez des fusils aux sergents. » C'était au commencement du règne de Louis XVI.
Depuis cette époque, la hallebarde à été abandonnée et remplacée par le mousquet. C'est pour cela qu'à certains moments de la manœuvre le sergent tient encore le fusil comme il portait la hallebarde.


Le fusil à vent

« Il nous reste, dit Dutens, Origine des découvertes attribuées aux modernes, un traité d'Héron d'Alexandrie, intitulé Spiritalia, dans lequel il applique sans cesse l'élasticité de l'air à produire les effets les plus propres à nous convaincre qu'il la connaissait parfaitement ; et ce qui paraîtra encore plus surprenant, c'est que Ctésibius avait, sur ce principe de l'élasticité de l'air, imaginé les fusils à vent, que nous regardons comme une invention moderne. Philon de Byzance nous donne la description la plus exacte et la plus détaillée de cette curieuse machine, qui était fondée sur la propriété que l'air à de se condenser, et dont la construction était telle, que la force de cet élément était ménagée et appliquée de manière à pouvoir lancer des pierres à une grande distance. »
On attribue la découverte moderne des fusils à vent à un bourgeois de Nuremberg, nommé Guther. Jean Lossinger, autre Nurembergeois, mort en 1570, les a considérablement perfectionnés. Mais c'est à tort que l'on fait honneur de cette invention aux Hollandais ; on en est redevable à un nommé Marin, bourgeois de Lisieux, qui en présenta un à Henri IV.
Les fusils, pistolets ou cannes à vent sont des instruments plus curieux qu'utiles. La difficulté de les construire, celle de les entretenir longtemps en bon état, les rendent nécessairement plus chers et d'un service moins commode et moins sûr que les fusils à poudre. Ces armes nous font connaître les effets terribles que peut produire le ressort de l'air. La crosse de ces fusils est creuse, pour recevoir l'air que l'on y force d'entrer par le moyen d'une petite pompe foulante qui y est logée ; ce fluide y est retenu par une soupape gouvernée par un ressort. Le chien, en tombant, fait ouvrir la soupape que le ressort fait refermer aussitôt ; l'air s'échappe et chasse la balle avec tant de force, qu'elle perce la première fois une planche de chêne d'un pouce d'épaisseur, à la distance de soixante-dix pieds. On tire plusieurs coups de suite sans remettre du nouvel air. Comme la soupape ne demeure ouverte qu'un instant, il ne s'échappe à chaque fois qu'autant d'air qu'il en faut pour en faire partir une balle. Dans le temps de son plus grand effet, on n'entend d'autre brui qu'un souffle violent, à peine sensible à trente ou quarante pas.

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