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L'origine de Nain



Dans nains dans l'antiquité

Chez les anciens, dit Millin dans son Dictionnaire des beaux-arts, c'était pour les riches la mode d'avoir, parmi ses esclaves, des nains plus ou moins laids ; ce goût avait été poussé très loin, et avait passé des Grecs dégénérés après les temps d'Alexandre, aux Romains dégénérés sous les empereurs. Casaubon a recueilli sur ce point de bons matériaux dans ses remarques sur la Vie d'Auguste, par Suétone. Les Orientaux de tous les temps ont raffiné sur les plus cruelles mutilations des hommes ; c'est d'eux que l'art d'empêcher l'accroissement et de créer, pour ainsi dire, des nains artificiels, avait passé aux Grecs et aux Romains.
Longin parle d'une espèce d'étuis dans lesquels on plaçait ces nains, peut-être pour les empêcher de grandir. On leur préférait encore les petits monstres à grosse tête, et doués d'ailleurs d'autres dons de la nature. Athénée les désigne par le mot stilpons, dans les descriptions qu'il fait du luxe des Sybarites. On leur enseignait à danser, à jouer des castagnettes et à danser au son de cet instrument. Les dames romaines aimaient beaucoup à avoir de pareils nains à leur service. Domitien en fit combattre publiquement dans l'amphithéâtre contre de belles femmes...


Les nains en France

Comme chez les anciens, presque tous les souverains et les princes ont eu, chez les modernes, des nains et des fous pour leur amusement. Sur les anciens états de la maison des rois de France, les nains ou fous étaient comptés parmi leurs officiers. Ils avaient la tête rasée, et portaient un habillement ridicule, ordinairement blanc, avec un bonnet jaune ou vert, des sonnettes, et quelquefois une marotte à la main. On les introduisit aussi dans les farces, les représentations des mystères, où, par dérision de l'état monastique, on leur donnait un capuchon, et des oreilles d'âne. Nos vieux romanciers attribuent aux nains l'emploi de donner du cor dans les joutes et les tournois, ou sur le donjon du château, à l'arrivée des dames ou des chevaliers. Ils tenaient aussi lieu de pages, et faisaient les messages extraordinaires.
Catherine de Médicis, ainsi que l'épouse de Joachim-Frédéric, électeur de Brandebourg , maria des nains avec des naines, dans l'espoir d'en multiplier l'espèce ; mais cette tentative resta sans succès, et aucun n'eut de postérité.

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