Accueil > Les origines commençant par P > L'origine de paganisme

L'origine de Paganisme



La religion des païens

« Pour se former une juste idée de la religion des Grecs et des Romains, et en général de tous les païens, il faut savoir, dit Furgault dans son Dictionnaire d'antiquités grecques et romaines, qu'ils étaient persuadés qu'il y avait deux principes, l'un du bien et l'autre du mal. » Ainsi la crainte, qui trouble les hommes et les agite à la vue de leurs propres misères, fut la première source du culte servile et superstitieux qu'ils rendirent aux objets qui leur étaient nuisibles, et par un effet de cette même crainte ils se firent des dieux imaginaires de tout. Ils en admettaient une infinité de célestes, de terrestres, de maritimes, d'infernaux. Ils érigèrent en divinités les biens, les maux, les vertus et les vices. Tous ces dieux avaient chacun leur département : les uns étaient bienfaisants, et les autres malfaisants ; ceux-ci n'inspiraient jamais que le vice, ceux-là portaient à la vertu ; ainsi la manière d'honorer les dieux dépendait de l'idée qu'on en avait.


Les prêtres païens

Les païens étaient persuadés que les divinités affectionnaient certaines personnes ; c'est pourquoi ils s'adressaient à elles pour en obtenir les grâces qu'ils demandaient. Les prêtres étaient ces personnes chéries, qui, pour mieux accréditer leur religion, supposèrent qu'ils l'avaient reçue des dieux mêmes, qu'ils firent intervenir dans les moindres événements.
A mesure que la superstition s'empara des esprits, tout devint présage, et en conséquence le merveilleux vint au secours de la superstition. D'ailleurs les prêtres, qui s'informaient de tout pour mieux tirer leurs conjectures, donnaient des réponses susceptibles de plusieurs sens. Ils inventaient des présages en faveur des personnes ou des factions qui les intéressaient. Ils avaient l'adresse de fasciner les yeux du vulgaire, et employaient, pour l'entretenir dans la séduction, l'astrologie, la magie, l'explication des songes, l'évocation des morts, et toute la science des augures et des haruspices. On voit clairement que leur prétendue divination n'était qu'une ruse bien conduite ; et tous les prodiges que les poètes et les historiens ont publiés en différentes occasions n'avaient pas plus de certitude que leurs oracles.

Autres origines :