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L'origine de Quaker


Ce nom vient du mot quake (trembler), parce que ceux de cette secte sont dans une continuelle frayeur des jugements de Dieu. George Fox, cordonnier dans un village du comté Leicester, fut, en 1650, le fondateur de la société des Amis, autrement appelés Quakers, qui s'éleva en Angleterre au milieu des guerres civiles du règne de Charles Ier.


Les interdictions des Quakers

Cromwell multiplia ces sectaires par ses persécutions, et finit par les respecter ou au moins par les craindre. De savants théologiens, Penn et Barclay, adoptèrent leurs opinions, et leur firent des prosélytes en Hollande, en Allemagne, et en Amérique. Quelques détails sur les mœurs, sur les principes religieux moraux de ces sectaires piqueront la curiosité des lecteurs. Non seulement les quakers s'interdisent tous les jeux de hasard, mais même les plus petits jeux qu'on regarde dans le monde comme d'honnêtes délassements. Les cartes, les dés, les paris, tous ces amusements ne sont point à l'usage des quakers ; ils proscrivent la musique, la danse, les spectacles, et la lecture des romans : la chasse est aussi au nombre des choses défendues. Telles sont les principales prohibitions que fait la secte des quakers ; elle les inculque à l'enfance et à la jeunesse, et, dans l'âge mûr, elle en exige l'observation.


La justice chez les Quakers

Chaque individu de la communauté étant chargé de veiller sur ses frères pour leur bien, il arrive de là que les vices de chacun sont soumis à la connaissance de tous, et que tout violateur des règles imposées à la société se trouve jugé par un tribunal dont il voudrait en vain décliner les arrêts. Il est d'abord averti d'une manière privée et confidentielle ; s'il résiste, il est rejeté du sein de la société par une sentence publique : cette sentence se prononce aux assemblées du mois.
Le coupable peut interjeter appel, d'abord aux assemblées de chaque trimestre, puis celles-ci aux assemblées annuelles, en sorte que tout est pesé avec beaucoup de soin et de maturité. Les idées des quakers sur la jurisprudence criminelle se fondent sur les principes les plus purs de la morale évangélique : ils ne veulent point de peine capitale. Lorsque Guillaume Penn fonda sa colonie en Amérique, il réserva la peine de mort aux seuls meurtriers. Ce système a été dès lors constamment suivi en Pensylvanie et n'y a eu que de bons effets. Ce seul grand exemple donné à l'univers doit inspirer pour les quakers un sentiment de respect et de gratitude.
Jamais les quakers n'ont de procès entre eux devant les tribunaux ; ils terminent tous leurs différents voie d'arbitrage.


Les mœurs des Quakers

Un quaker qui fait banqueroute cesse de profiter des avantages de la société jusqu'à ce qu' ait il payé en entier ses dettes. Ce règlement et le soin que cette société prend de ses pauvres sont dignes des plus grands éloges. Ils sont en général attentifs à la propreté, vivent avec frugalité et paraissent heureux.
On sait qu'il y a quelques petites singularités dans leurs vêtements, et que ce n'est pas dans leurs habits, mais aussi dans leurs meubles que les quakers évitent toute espèce d'ornement. Il y a plusieurs pratiques de peu de conséquence auxquelles secte reste attachée avec une obstination ; tel est le tutoiement auquel elle n'a jamais renoncé.


La religion chez les Quakers

Le christianisme des quakers n'est lié à aucune observance religieuse d'une nature ou d'une forme particulière ; ils négligent même le baptême et la sainte cène. Leurs mariages se célèbrent sans aucune forme religieuse ; les époux s'engagent mutuellement à s'aimer et ce vœu n'est pas moins religieusement observé parmi eux que s'il avait été entre les mains d'un prêtre; Ils évitent aussi la pompe et les cérémonies funèbres : ils portent les corps en terre de manière la plus simple et la moins fastueuse ; ils n'érigent aucun et ne gravent aucune inscription sur la tombe. Leurs opinions religieuses ne semblent pas d'accord avec le bon sens qui règne dans la plupart de leurs institutions : ils prétendent que si un homme n'a pas une partie de l'esprit qui anima Moïse, il ne peut connaître les choses spirituelles ; ils entendent par là une inspiration surnaturelle. C'est à l'inspiration qu'ils attribuent toute espèce de prière et de sermon qu'ils prononcent. Toute les promesses, toutes les affirmations, sont autant obligatoires que si elles étaient revêtues de la formalité du serment.
Si donc les quakers sont suffisamment pénétrés de l'obligation d'être fidèles et vrais dans toutes leurs paroles, le serment n'est point à leur usage.
Tous les hommes sages détestent, comme les quakers, la guerre offensive ; mais il n'en est pas de même de celle qui est destinée à la défense.

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