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L'origine de Trouverres (ou trouveurs)


Les trouverres, qu'il ne faut pas confondre avec les troubadours, sont nos anciens poètes du nord de la France.


Les trouverres et les troubadours

« Ces deux mots trouveurs et troubadours, qui au fond, ne sont qu'un, expriment assez bien, dit Rivarol, la physionomie des deux langues, le provençal et le picard. » Les uns étaient les poètes de la langue d'0yl, ou du nord de la France ; les autres de la langue d'Oc, ou du midi. Ce sont les trouverres qui ont formé notre langue et commencé notre théâtre.
Qu'on lise la collection des fabliaux que M. Méon nous a donnée ; que l'on compare ces ouvrages de nos anciens trouverres à ce qui nous reste des troubadours, et l'on verra qu'il y a entre les uns et les autres une aussi grande différence de talent que de langage. M. le comte de Vaudreuil, juge les poésies des trouverres bien supérieures à celles des troubadours ; et il en prend occasion d'établir que les têtes sont mieux organisées pour la poésie dans le nord de la France que dans le midi, et que ce sont nos provinces septentrionales qui ont fourni le plus de poètes, et surtout de grands poètes. Cette observation de M. de Vaudreuil sur les poètes est généralisée par M. Charles Dupin. Ce savant académicien a démontré, au XIXe siècle, par des calculs d'une exactitude incontestable que ce sont les départements du nord qui ont fourni le plus d'hommes célèbres parmi nous.

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