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L'origine de Zinc


Le zinc est une substance métallique brillante, d'un blanc bleuâtre, très ductile, à contexture lamelleuse, et dont la cassure présente de larges facettes. Il entre en fusion au-dessous de la chaleur rouge et se volatilise au-dessus de cette température.


L'extraction et la nature du zinc

L'extraction du zinc s'opère au moyen de son oxyde qu'on calcine avec du charbon, car ce métal ne se trouve point à l'état natif dans la nature ; on ne le rencontre qu'à l'état d'oxyde, de sulfure ou de sel. C'est seulement vers le milieu du XVIe siècle que la nature de cette substance a été connue ; rien, en effet, de plus inexact que ce que les anciens auteurs en ont écrit. Paracelse est le premier qui en ait fait mention. Valmont de Bomare et Linnée sont les seuls qui parlent du zinc vierge ou natif, et sans doute par erreur.


L'utilisation du zinc

Le zinc s'emploie dans beaucoup de circonstances ; il entre dans la composition de la pile voltaïque. Les potiers se servent du zinc pour blanchir et durcir l'étain. En le combinant avec le cuivre rouge, en forme le laiton ; si on augmente la quantité de zinc en y mêlant du bismuth et de l'arsenic, on obtient le similor ou l'or de Manheim. En versant de l'acide sulfurique sur le zinc réduit en fragments, on forme de la couperose blanche (sulfate de zinc).
Comme le zinc est moins pesant que le plomb, il peut être employé avantageusement à la couverture des maisons : M. Douy, de Liège, est le premier en France qui se soit occupé de cette fabrication. A Berlin et à Pétersbourg on est dans l'usage de couvrir les maisons de ce métal ; dans l'année 1826 on y en consomma plus de trente mille quintaux. On l'emploie également à faire des conduits, des gouttières, des bassins, etc. ; mais les vertus émétiques que possèdent les sels de zinc doivent empêcher de fabriquer avec ce métal les ustensiles de cuisine.
Au commencement du XIXe siècle, M. Goyton-Morveau a trouvé au moyen de son oxyde un blanc préférable pour la peinture au blanc de céruse ; M. Vincent de Montpetit prétend qu'il peut être substitué au blanc de plomb, si souvent funeste, soit dans la peinture en tableaux, soit dans celle des bâtiments.

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