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L'origine de Bannière


On donnait autrefois le nom général de bannière aux drapeaux et aux étendards, qu'on nommait aussi pennons, gonfanons et bassinets, avec cette différence que le gonfanon était une bannière d'église, tandis que le pennon ou guidon était une bannière militaire.


La première bannière d'église

Ce fut en 1414, au concile de Constance, qu'on porta, pour la première fois, à la canonisation de saint Roch, l'image du saint canonisé ; et c'est depuis ce temps qu'on est dans l'usage d'avoir des bannières dans les églises et de les porter aux processions.


La bannière des seigneurs

La plupart des anciens seigneurs sont représentés dans leurs sceaux avec des bannières à la main. Ils entraient ainsi dans la lice aux tournois. Les officiers de la couronne et leurs lieutenants avaient, avec les seuls seigneurs bannerets, droit autrefois de porter bannière. L'investiture se donnait par la bannière : les seigneurs se présentaient à genoux devant le prince, tenant en main la bannière armoriée du blason de leurs armes.


La bannière de France

La bannière de France ou le pennon royal était le drapeau de nos anciens rois quand ils allaient à la guerre. C'était le plus grand étendard et le plus orné de tous. On s'avisa, vers l'an 1100, d'attacher ce pennon au haut d'un mât ou gros arbre, planté sur un échafaud qui posait sur un chariot tiré par des bœufs couverts de housses de velours, ornées de devises ou des chiffres du prince régnant. Au pied du gros arbre, un prêtre, de grand matin, disait la messe tous les jours. Dix chevaliers, jour et nuit, montaient la garde sur l'échafaud, et autant de trompettes ne cessaient de jouer des fanfares.
Cette embarrassante machine fut en usage en France durant 120 ou 130 ans. Elle était au centre de l'armée. C'est là que se donnaient les plus grands coups, pour enlever le pennon royal, ou pour le défendre ; car on n'était point censé vainqueur si on ne s'en rendait maître, ni vaincu qu'on ne l'eût perdu.


La chape de saint Martin et la bannière royale

Outre cette bannière, nos rois faisaient encore porter celle du saint le plus célèbre qu'on réclamât dans ses états. Il n'est mention, dans nos histoires de la première et de la seconde race, que de la chape de saint Martin ; cette bannière fut en vogue pendant 600 ans. Nos rois de la troisième race eurent encore un étendard particulier qu'on appelait bannière royale, elle était semée de fleurs de lis, avec une croix blanche au milieu. Eudes, duc de France, aïeul de Hugues Capet, Hugues Capet lui-même et ses successeurs, n'en eurent point d'autre jusqu'à Louis-le-Gros, qui prit l'oriflamme.

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