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L'origine de Grâce



La grâce en matière criminelle

Autrefois, outre le roi, quelques grands officiers de la couronne et plusieurs seigneurs jouissaient du droit de faire grâce à un criminel. Charles V, alors régent du royaume, leur défendit, le 13 mars 1359, d'attenter ainsi à l'autorité royale, et cette défense fut réitérée pour toutes sortes de personnes par Louis XII, en 1499.


Par la grâce de Dieu

Cette formule, que l'on trouve dans la plupart des inscriptions, des puissances, tant laïques qu'ecclésiastiques, est une expression purement religieuse, et qui n'a point été exclusivement réservée aux souverains, en signe de leur indépendance, comme l'ont cru plusieurs savants. Des témoignages sans nombre contredisent leurs assertions à cet égard. Les prélats, les ducs, les comtes, etc., s'intitulaient par la grâce de Dieu, moins comme souverains, qu'en signe de piété.
Pepin est le premier qui ait employé cette formule, peut-être pour imiter les empereurs les rois et les princes d'Occident, sous les expressions de grâce, de miséricorde, de clémence, ou sous d'autres équivalentes.


Par la grâce du saint-siège apostolique

Cette expression d'évêque par la grâce du saint-siège, n'a passé en formule qu'au XIIIe siècle, et surtout depuis la bulle par laquelle Clément IV prétendit que la disposition de tous les bénéfices appartenait au Pontife romain. Gérard, archevêque de Nicosie, s'en servit en 1298, et l'on croit qu'il est le premier qui ait pris cette qualité. Dans une charte de Dicthérus, archevêque de Trèves, donnée en 1299, on la trouve tout au long : frater Dictherus, Dei et Apostolitcae sedis gratia, Trevirensis archiepiscopus, etc. Les archevêques de Narhonne, de Tours, de Ravenne et de Milan s'en servirent ensuite.
Dans le XIVe siècle, quelques évêques en firent autant ; dans les XVe et XVIe siècles, le nombre de ceux qui prenaient cette formule augmenta, et dans le XVIIe siècle, presque tous se qualifièrent évêques par la grâce du saint siège apostolique. Leydrade, archevêque de Lyon, et Fulbert, évêque de Chartres, se disaient évêques par la grâce du roi.

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