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L'origine de Grain



La conservation des grains

Il paraît que les peuples de la plus haute antiquité conservaient les grains pendant des siècles, en les préservant, par des procédés très simples, de l'action de l'air et de l'humidité.
Depuis un temps immémorial, les Chinois conservent leurs grains dans des fosses qu'ils appellent téon. Ils creusent ces fosses dans des rocs qui ne présentent ni fentes ni humidité, ou bien ils les pratiquent dans des terres sèches et fermes. Lorsqu'ils craignent de l'humidité, ils tapissent les fosses avec de la paille, ou ils brûlent du bois pour dessécher et affermir la terre.
Varron, Columelle et Pline nous apprennent que les anciens conservaient leurs grains dans des fosses creusées dans le rocher ou dans la terre ; le fond et les parois étaient couverts de paille. Quinte-Curce raconte que l'armée d'Alexandre éprouva de grandes privations sur les bords de l'Oxus, parce que les habitants de ces contrées conservaient leurs grains dans des fosses souterraines, qui n'étaient connues que de ceux qui les avaient creusées.


Les greniers de César

« J'ai eu occasion, dit M. Chaptal (Chimie appliquée à l'agriculture), de visiter plusieurs fois, à Amboise, ce qu'on y appelle les greniers de César : l'examen des lieux ne permet plus de douter que cet établissement n'ait été formé pour conserver des grains. A environ trente pieds au-dessus du niveau des eaux de la Loire, on a creusé, dans un roc calcaire, sec et uni, de profondes excavations disposées en trois étages séparés les uns des autres par des voûtes. Derrière ces premières excavations on en a creusé d'autres, séparées des premières par une cloison du rocher, de six à sept pieds d'épaisseur ; dans le milieu de ces dernières, on a bâti, en briques et ciment, des greniers circulaires d'environ quinze pieds de diamètre ; la partie supérieure de ces greniers est rétrécie et recouverte par une pierre ; c'est par cette ouverture qu'on les remplissait : une trémie placée à la base servait à les vider, etc. »
Joinville (Histoire de saint Louis, 1761) parle de monceaux de blés semblables à des montagnes, qu'on avait formés au milieu des champs, où l'on conservait les approvisionnements nécessaires aux besoins de l'armée que ce roi conduisait à Jérusalem.


Le perfectionnement de la conservation des grains

Au XIXe siècle, on a beaucoup écrit sur la conservation des grains, et l'administration des vivres de la guerre, sous la direction de M. le comte Dejean, a tenté une suite d'expériences bien conçues qui ont donné d'excellents résultats.

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