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L'origine de Guet



Institué dès la naissance de la monarchie

Il paraît que dès la naissance de la monarchie il y avait un guet de nuit dans chacune des principales villes du royaume ; mais il paraît aussi que cette milice n'était pas en bonne réputation, puisqu'une ordonnance de Clotaire II, de 595, portait : lorsqu'un vol sera fait de nuit, ceux qui seront de garde dans le quartier, en répondront, s'ils n'arrêtent pas le voleur ; si le voleur, en fuyant devant les premiers, est vu dans un autre quartier, et que les gardes de ce second quartier, en étant aussi avertis, négligent de l'arrêter, la perte causée par le vol tombera sur eux, et ils seront en outre condamnés en 5 sols d'amende, et ainsi de quartier en quartier. Charlemagne, par ses ordonnances de 803 et de 813, confirma l'édit de Clotaire II qui réglait l'exercice du guet.


L'obligation de faire le guet à partir du Xe siècle

Dans toutes les coutumes qui prirent naissance au commencement du Xe siècle, et qui succédèrent à l'ancien droit, il est fait mention expresse de l'obligation de faire le guet, obligation que les nouveaux seigneurs qui s'introduisirent alors par les inféodations imposèrent à leurs sujets.
Le calme étant rendu au royaume, il ne resta plus que la compagnie du guet de Paris, à l'instar de laquelle celles de Lyon et d'Orléans ont ensuite été créées. Il est fait mention de ce guet dans les Olim du parlement, qui sont les plus anciens registres du royaume. Le service était partagé entre les bourgeois et une compagnie du guet entretenue par le roi.


La compagnie du guet au XVIe siècle

En 1561, les troubles de la religion firent remettre aux bourgeois la garde de Paris, sans que la compagnie du guet en fît aucun exercice, qu'elle reprit tout entier par l'édit du mois de novembre 1563, après l'édit de pacification du mois de mars de la même année ; elle fut alors fixée à cinquante hommes à cheval et à cent hommes à pied. Depuis ce temps-là jusqu'à la révolution, il n'y a eu d'autre changement que l'augmentation du nombre, à proportion des accroissements de la ville ; mais depuis cette dernière époque, la garde des villes a été confiée aux gardes nationales qui faisaient ce service conjointement avec la troupe de ligne.

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