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L'origine de Olim


« On appelle les olim, dit Ménage (Dictionnaire étymologique), les plus anciens registres du parlement de Paris, parce que le plus ancien de ces registres commence par un arrêt dont les premiers mots sont : Olim homines de Baïona. » M. de La Mare est d'une autre opinion, et comprend aussi sous le titre d'olim les registres du Châtelet. On les nomme, dit-il, olim, pour faire entendre que c'étaient des recueils de ce qui s'était passé autrefois.


Les premiers auteurs d'olim

Étienne Boileau, prévôt de Paris sous le règne de saint Louis, fut le premier auteur de ces recueils, et le premier qui fit écrire en cahiers les actes de sa juridiction ; il commença par une compilation de tous les anciens règlements de police, qu'il ramassa avec beaucoup de soin et d'exactitude. C'est un volume in-folio, divisé en trois parties.
Jean de Montluc, greffier de la cour du parlement, ramassa plusieurs des principaux arrêts contenus dans les rouleaux, in volutis, qu'il avait écrits lui-même, et en composa aussi de récents, en cahiers reliés ensemble, sur lesquels il continua d'écrire les arrêts de son temps. Gaudefridus, son successeur, continua cet usage qu'il trouva établi ; il fit même une nouvelle recherche dans les anciens rouleaux, et en tira encore plusieurs des plus notables arrêts qu'il ajouta à la compilation de son prédécesseur ; et ce sont ces recueils, soit de l'ancien Châtelet, soit de l'ancien parlement, qu'on nomme olim.

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