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L'origine de Tamise



Un passage souterrain sous la Tamise

L'exécution du projet d'un passage souterrain sous la Tamise a été confiée, en 1824, à M. Brunel, ingénieur français. Il n'est pas hors de propos de duc d'abord qu'il y a eu précédemment, et notamment en 1809, des tentatives faites pour ouvrir un passage sous la Tamise ; mais a rencontré d'une masse de sable et l'éboulement qui s'ensuivit, au risque de la submersion, firent reculer les plus intrépides mineurs. Nous avouerons ensuite que l'entreprise d'établir une communication entre les deux rives d'un fleuve par une route souterraine, percée au-dessous de son lit, a quelque chose de si étrange, qu'il est intéressant de connaître par quels motifs on a été amené à y penser sérieusement.


Le cours de la Tamise

La Tamise partage Londres fort inégalement, ou, pour mieux dire, la ville même est au nord, sur la rive gauche de la rivière, tandis que quelques faubourgs seulement restent au sud et bordent la rive droite. Cependant, comme ces faubourgs sont manufacturiers et populeux, et que d'ailleurs une communication active existe entre la ville et toute la campagne au sud de la Tamise, cette rivière est traversée par six ponts.
En examinant le plan de Londres au XIXe siècle, on ne tarde pas à remarquer qu'à partir du pont qui est situé le plus bas, selon le cours de l'eau, des quartiers considérables s'étendent sur les deux rives de la Tamise jusqu'à près d'une lieue, sans qu'il existe entre eux aucun moyen de communication. Cette disposition a été commandée par l'utilité que le commerce de Londres retire de la libre navigation de la Tamise. Les eaux de cette rivière, de son embouchure jusqu'au premier pont, peuvent être considérées comme un havre immense dans lequel viennent se ranger, d'abord auprès des chantiers et des arsenaux, des vaisseaux de guerre de tout rang ; et, plus haut, d'innombrables bâtiments marchands. Ceux-ci passent de la Tamise dans les magnifiques bassins préparés pour les recevoir sur la rive gauche, ou bien vont soumettre leurs cargaisons à la visite de la douane, et les déposer ensuite dans les ateliers du faubourg de Southwark, ou enfin demeurent stationnés sur l'axe du fleuve, tandis que les équipages se remettent des fatigues de la mer, et que les chefs négocient avec les marchands de Londres quelque nouveau chargement. Tel est le spectacle animé qu'offre le cours de la Tamise au-dessous du pont de Londres.
On ne pouvait donc songer à restreindre, par l'établissement d'un pont, l'étendue navigable de la rivière, sans faire au commerce un tort considérable. D'un autre côté, les habitants du quartier des Docks, c'est-à-dire de ces bassins où viennent aborder les vaisseaux des deux mondes, quartier éminemment populeux et commercial, ne peuvent encore se rendre sur la rive droite qu'en traversant la rivière sur des bateaux, ou en faisant le détour du pont de Londres, détour de deux milles et demi (près d'une lieue) pour quelques uns d'entre eux.

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