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L'origine de Tissage


Le travail de la soie était une des branches les plus importantes de notre industrie, par le commerce lucratif auquel il donne lieu, l'occupation qu'il fournit à une classe nombreuse d'ouvriers, et surtout par l'abondance qu'il répand dans les contrées où le climat permet la culture du mûrier et l'éducation des vers à soie.


Le tissage des soieries à Lyon

Parmi les manufactures de soie les plus remarquables, tant par la qualité que par la quantité des produits, Lyon occupait, sans contredit, le premier rang, et le degré de perfection auquel nous avons su amener ce genre de fabrication a rendu, pour cet objet, toutes les nations de l'Europe et même les Orientaux tributaires de notre industrie. Nulle part ailleurs ou ne trouvait un grand corps de fabrique qui réunisse un aussi bel ensemble de moyens divers.
A partir le début du XIXe siècle la fabrication des étoffes de soie a fait dans cette ville des progrès remarquables : tout s'est perfectionné ; l'art de filer la soie, celui de la teindre, et le mécanisme à l'aide duquel étaient tissées les étoffes. La fabrique de Lyon était dans un état florissant ; il s'était fait dans son système de travail un changement qui eut des suites très heureuses ; sans renoncer à la fabrication des étoffes riches brochées et façonnées, qui avaient rendu cette ville si célèbre dans le monde commerçant, le génie sans cesse actif des Lyonnais a su créer des genres nouveaux pour se conformer aux désirs et aux moyens de toutes les classes de consommateurs : c'étaient des étoffes dites de goût et de fantaisie. On a mêlé à la soie le coton et d'autres matières ; on a fait un usage heureux des ressources que présentait une ville aussi industrieuse pour embellir ces étoffes de tous les agréments du tissage, du dessin et de la couleur.


Le perfectionnement du tissage au XIXe siècle

« Le tissage des soieries, dit M. Dupin (Progrès de l'industrie française), a dû des perfectionnements remarquables aux nouvelles machines en usage. Les anciennes avaient d'abord l'inconvénient d'une grande complication ; elles étaient embarrassées par une multitude de cordes et de pédales ; leur mise en action nécessitait le concours de plusieurs individus : c'étaient ordinairement des enfants et surtout de jeunes filles qui faisaient ce travail ; durant toute leur journée elles étaient contraintes à garder des attitudes pénibles qui déformaient leurs membres délicats, et qui souvent leur faisaient contracter des infirmités mortelles.
Aujourd'hui tous ces inconvénients ont disparu. Le nouveau mécanisme, inventé par M. Jacquart, n'exige pas cette action pénible d'une jeunesse dont on compromettait la force et la santé. Avec le métier qu'on appelle à la jacquart, du nom de son inventeur, on exécute les tissus façonnés, quelle que soit leur complication, par le secours d'un seul ouvrier, et cet ouvrier manœuvre avec autant d'aisance et de rapidité que s'il fabriquait le plus simple tissu. »
Au nombre des machines propres à rendre plus facile et plus parfait le tissage des différentes étoffes de soie, de chanvre, de laine ou de colon, on peut encore compter celle qui a été inventée par M. Briard, de Rouen, au commencement du XIXe siècle, machine qui, du nom de son inventeur, a reçu le nom de briarde.

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