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L'origine de Cabinet



Les cabinets d'histoire naturelle

Nous savons que c'était dans les temples que les anciens rassemblaient tout ce qui était curieux ou riche dans la nature, et les arts. Nous voyons, par ce que dit Pline, que les savants allaient examiner ces dépôts, qui étaient plutôt entassés qu'arrangés méthodiquement. Les anciens ignoraient l'art de conserver les animaux dans l'esprit de vin ; ils employaient pour cet effet, mais avec un succès fort incomplet, le miel, le sel et la cire.
S'il y a jamais eu, dans ces temps reculés, un cabinet d'histoire naturelle, il est probable qu'il aura été établi chez les Grecs, ordonné par Alexandre, et formé par Aristote. Ce fameux naturaliste, voulant traiter son objet avec toutes les vues d'un grand philosophe, obtint de la magnificence d'Alexandre des sommes considérables, et il les employa à rassembler des animaux de toute espèce, et à les faire venir de toutes les parties du monde connu. Or il est évident qu'Aristote n'aurait pas donné tant de soins à former cette nombreuse collection s'il n'avait pas eu un dépôt pour la conserver Suétone nous dit qu'Auguste avait, une collection dans son palais ; mais nous ne voyons nulle part qu'aucun particulier fût en possession d'un pareil trésor.

Le XVIIIe siècle a vu se former les premiers cabinets d'histoire naturelle qui méritent véritablement ce nom ; et celui du jardin des plantes, à Paris, est un des plus riches de l'Europe par le nombre prodigieux d'animaux, de végétaux et de minéraux qu'il renferme. Toutes ces collections sont rangées par ordre méthodique, et distribuées de la façon la plus favorable à l'étude de l'histoire naturelle.


Les cabinets secrets

On appelle ainsi des lieux où la voix de celui qui parle bas à un bout de la voûte est entendue à l'autre bout, parce que la muraille auprès de laquelle il est placé est unie et cintrée en ellipse.
Les cabinets secrets les plus renommés étaient la prison de Denis, tyran de Syracuse, et l'aqueduc de Claude. Il y en a un à l'observatoire de Paris.
Ce qu'il y a de plus remarquable en ce genre, c'est le dôme de l'église de Saint Paul de Londres, où le battement d'une montre se fait entendre d'un côté à l'autre, et où le moindre chuchotement semble faire le tour du dôme. M. Derham dit que cela ne se remarque pas seulement dans la galerie d'en bas, mais au-dessus, dans la charpente, où la voix d'une personne qui parle bas est portée en rond au-dessus de la tête jusqu'au sommet de la voûte, quoique cette voûte ait une grande ouverture dans la partie supérieure du dôme.

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