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L'origine de Salpêtre



Connu depuis la plus haute antiquité

Ce sel, connu de toute antiquité, est blanc ; il a une saveur fraîche et piquante ; exposé au feu, il fond à une température peu élevée ; coulé dans cet état de fusion et refroidi, il forme le cristal minéral.


Les différents usage du salpêtre

Ses usages étaient très étendus : mêlé avec le soufre et le charbon, dans des proportions données, il formait la poudre de guerre ; brûlé lentement avec huit parties de soufre dans une chambre de plomb, dont le sol est couvert d'eau, en obtenait l'acide sulfurique du commerce. C'est généralement du nitrate de potasse qu'on retirait l'acide nitrique. On s'en servait dans les officines pour préparer les compositions que l'on connaît sous les noms de foie d'antimoine, de crocus metallorum ou de safran des métaux, de fondant de Rotrou, de flux blanc et de flux noir. On l'employait encore pour brûler certaines matières combustibles, et particulièrement l'arsenic et le soufre, dans le traitement des mines métalliques. Mais c'est surtout dans la fabrication de la poudre qu'on en faisait usage.


L'art de se procurer le salpêtre

L'art de se procurer le salpêtre différait selon les pays. Dans l'Inde, où ce sel est en grande abondance dans les terres, on se contentait de les lessiver et de concentrer la lessive convenablement pour l'obtenir cristallisé. En Europe, et notamment en France, où les terres contiennent des quantités remarquables de nitrate de chaux et de magnésie, on commençait à transformer ces sels en nitrate de potasse au moyen de la potasse du commerce. A Paris, le salpêtre se tirait des plâtras provenant de la démolition de vieux bâtiments.

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